Alain Devalpo : bio et credo


Journalistes en herbe (projet pédagogique)


Publications


Dans la même rubrique

Accueil >>  « Ma militance, c’est de m’intéresser aux luttes et aux résistances »

« Ma militance, c’est de m’intéresser aux luttes et aux résistances »

Une ITW à propos de mon travail parue dans le Journal du Pays Basque.

En dehors d’une ou deux coquilles, le texte est fidèle à ce que j’ai raconté à cette journaliste.

" Se qualifiant de “journaliste des luttes et des résistances”, Alain Devalpo s’est donc tout naturellement tourné vers les grands projets d’infrastructures. Ceux dont on dit qu’ils sont “inutiles” du côté de la “résistance”. Dans un article publié dans Le Monde diplomatique où la LGV en prend pour son grade, il évoque l’opposition en Pays Basque.

En tant que journaliste français, qu’est-ce qui vous a poussé à vous intéresser au Pays Basque ?

Ce qui m’intéresse dans le Pays Basque, c’est qu’on est face à une culture minoritaire, elle n’est pas la seule, très vivante au sein de l’Europe, qui revendique sa langue, sa culture, mais aussi sa manière coopérative de travailler. C’est quelque chose qui m’intéresse car je me définis comme un reporter de lutte et de résistance et je trouve ça d’autant plus remarquable que finalement ça donne des idées à d’autres cultures minoritaires. Je pense par exemple à la culture bretonne qui essaie aussi de sauvegarder sa langue et qui a mis en place une Korrika suivant l’exemple basque.

Vous vous êtes penché sur plusieurs aspects du Pays Basque…

J’ai fait plusieurs sujets sur le Pays Basque. Je suis un journaliste indépendant, donc une manière de survivre, c’est de faire plusieurs sujets autour d’un même pays, d’une même région, d’une même problématique. C’est pour ça que j’ai travaillé au Pays Basque autour de la langue, de l’aspect économique, de la lutte anti-LGV. Tout cela étant, dans mon esprit, une lutte à la fois pour sauvegarder une culture, mais aussi pour sauvegarder la diversité. Ce que m’ont dit beaucoup d’interlocuteurs, c’est que se battre pour que le basque vive, ce n’est pas se battre contre le français ou l’espagnol. Le français à l’échelle mondiale est une langue minoritaire, donc si on se bat pour le français, c’est normal que sur le territoire français on se batte pour les langues minoritaires. Ce combat pour la sauvegarde de la langue, qui est un peu le nerf de la guerre, je l’ai retrouvé au sein des communautés indigènes en Amérique latine, comme au Chili chez les Mapuches."

Pour lire la suite sur le site du JPB, cliquez ICI.